Dans un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis hier à Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Bockel (ci-dessus) revient sur l'idée controversée d'un «repérage précoce» des troubles du comportement de l'enfant dès l'âge de 2-3 ans. Ce projet avait suscité un tollé quand il avait été proposé par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale en 2005, puis repris par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. La «vulnérabilité pourrait être repérée chez les petits entre deux et trois ans», estime le secrétaire d'État à la Justice. Il cite un projet d'avis du Conseil économique et social favorable à «un dépistage plus précoce des troubles mentaux des enfants et adolescents», datant de février2010. Selon Jean-Marie Bockel, le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a plus que doublé en une vingtaine d'années (+118% entre1990 et2009). Le phénomène des bandes s'est «modifié et amplifié», avec notamment le développement des bandes de filles qui semblent «mimer des conduites jusqu'à présent masculines». La mise en cause de jeunes filles dans les infractions de violences volontaires a augmenté de 97,5% entre 2004 et2009.
Source : Le télégramme
Source : Le télégramme